Cette question touche à la fois aux diplômes, à la compétence, à la méthode scientifique et aux limites professionnelles. Elle mérite mieux qu’un jugement formulé après la lecture de quelques lignes sur un profil LinkedIn.
La question peut sembler provocatrice.
Elle m’est pourtant régulièrement adressée, parfois sous une forme moins courtoise.
À la suite d’une vidéo consacrée au travail réalisé au sein d’airfO₂rce Lab, j’ai notamment pu lire ce commentaire :
« J’ai regardé son LinkedIn… Donc le mec n’est ni kiné, ni médecin, ni ostéo, ni chiro, zéro formation “médicale”… »
Je peux comprendre l’interrogation qui se cache derrière cette formulation.
Lorsqu’une personne parle de physiologie, utilise des outils de mesure et intervient dans le domaine de la respiration, il est légitime de s’interroger sur ses compétences, sa formation, ses méthodes et les limites de son intervention.
Commençons donc par ce qui doit être parfaitement clair.
Je ne suis ni médecin, ni kinésithérapeute, ni ostéopathe
Je ne me présente pas comme tel.
Je ne pose pas de diagnostic médical, ne traite pas de pathologie, ne prescris pas de traitement et ne me substitue pas aux professionnels de santé.
Lorsqu’une situation dépasse notre champ de compétence ou fait apparaître des éléments nécessitant une investigation médicale, la réorientation vers un médecin, un kinésithérapeute ou un autre professionnel qualifié fait partie intégrante de notre démarche.
Ces limites sont essentielles.
Pour autant, faut-il en conclure que la physiologie, la lecture des études scientifiques, l’observation, la mesure ou l’entraînement de la fonction respiratoire seraient réservés à certaines professions ?
Je ne le crois pas.
La science n’est pas une corporation
La science n’est pas la propriété d’un métier ou d’un diplôme.
C’est avant tout une méthode.
Elle suppose de formuler des hypothèses, d’observer, de mesurer, de confronter ses idées aux données disponibles, de distinguer corrélation et causalité, de questionner la qualité d’un protocole et de reconnaître les limites d’une conclusion.
Par ailleurs, elle implique d’accepter la contradiction, de corriger ses erreurs et de faire évoluer ses positions lorsque de nouvelles informations apparaissent.
Un diplôme peut attester d’un parcours, d’un niveau de formation et, dans le cas des professions réglementées, donner accès à des actes et à des responsabilités précisément définis.
Il est donc indispensable de respecter ces qualifications et ces périmètres.
Cependant, un diplôme n’est pas l’unique voie permettant d’accéder à la connaissance scientifique, d’acquérir une expertise spécifique ou de contribuer sérieusement à la compréhension d’un sujet.
La connaissance peut aussi se construire au fil d’un parcours, par l’étude, l’expérience professionnelle, la pratique, la formation continue, la confrontation au terrain et le dialogue avec d’autres disciplines.
Un profil LinkedIn ne raconte pas toujours une histoire
Mon profil LinkedIn ne raconte peut-être pas tout cela au premier regard.
On n’y perçoit pas nécessairement mes années de Math Sup et de Math Spé, ma licence de physique-chimie ou mon admissibilité au CAPES de physique-chimie.
Il ne restitue pas non plus complètement mon parcours d’athlète de haut niveau en triathlon, puis d’entraîneur fédéral.
À une époque où Internet ne donnait pas encore accès en quelques secondes à une quantité presque infinie d’informations, et où l’intelligence artificielle générative n’existait pas, j’ai également rédigé pendant cinq ans une dizaine de pages par mois consacrées à l’entraînement, à la physiologie et à la préparation physique pour un mensuel spécialisé dans le triathlon.
Lire, comprendre, comparer, synthétiser
Pour écrire ces articles, il fallait chercher les ouvrages, les lire, les comprendre, les comparer, puis essayer d’en proposer une synthèse fidèle et intelligible.
Ce travail m’a appris très tôt à distinguer ce que l’on savait, ce que l’on supposait et ce que les données disponibles ne permettaient pas encore d’affirmer.
Surtout, il m’a appris qu’une connaissance ne devient pas plus juste parce qu’elle est exprimée avec assurance.
Mon parcours ne se résume pas davantage à une pratique personnelle du triathlon en compétition, des arts martiaux pendant une quinzaine d’années ou de différentes formes de yoga pendant une durée comparable.
Ces expériences ont nourri ma compréhension du corps, du mouvement, de l’effort, de l’attention et de la respiration.
Bien sûr, elles ne constituent pas, à elles seules, une preuve de compétence scientifique.
Elles s’inscrivent néanmoins dans une histoire beaucoup plus large, au sein de laquelle la pratique et la compréhension théorique n’ont jamais cessé de dialoguer.
Vingt années dans les secteurs du sport et du médical
Pendant vingt ans, j’ai travaillé dans des entreprises évoluant sur les marchés du sport et du médical.
Chez Compex, j’ai intégré le département médical après plusieurs mois de formation consacrés à l’électrothérapie, à l’électrostimulation, à la physiologie de la contraction musculaire, aux muscles innervés et dénervés, ainsi qu’aux applications de ces technologies dans le domaine de la rééducation.
À cette époque, l’électrostimulation était encore une technologie relativement nouvelle et souvent mal comprise.
J’ai ainsi formé des médecins, des kinésithérapeutes, des ostéopathes et d’autres professionnels de santé à la compréhension de ses mécanismes, de ses paramètres d’utilisation et de ses applications.
Apprendre à lire les études autrement
Ce travail impliquait de lire, d’analyser et de synthétiser de nombreuses études scientifiques.
Mais surtout, il m’a appris à examiner la qualité d’un protocole, la pertinence d’un groupe témoin, la taille d’un échantillon, les critères de jugement retenus, la portée réelle des résultats et les limites de leur extrapolation.
Par la suite, chez Nippon Sigmax–Zamst, j’ai approfondi la question des orthèses, de la prévention primaire et secondaire des blessures, ainsi que de l’accompagnement de différentes atteintes articulaires et musculaires.
Il fallait notamment comprendre les contraintes mécaniques, les mécanismes lésionnels et la manière dont un dispositif pouvait soutenir une articulation ou accompagner une reprise d’activité, sans jamais le présenter comme un substitut au diagnostic, à la rééducation ou au suivi médical.
Chez Compressport, enfin, je me suis intéressé aux principes de la compression médicale et à leur transposition dans le domaine de la performance sportive.
Là encore, l’enjeu consistait à distinguer les mécanismes physiologiques plausibles, les résultats réellement observés et les arguments simplement commerciaux.
Ces différentes expériences ne m’ont évidemment pas transformé en médecin ou en kinésithérapeute.
En revanche, elles m’ont appris à travailler au contact des professions de santé, à comprendre leurs exigences, à utiliser un vocabulaire précis et à respecter la frontière entre information, accompagnement, entraînement et exercice médical.
Étudier, expérimenter et continuer à se former
J’ai également étudié pendant quatre ans la médecine traditionnelle chinoise et obtenu un diplôme d’acupuncture.
Puis, pendant deux années, j’ai étudié les Préférences Motrices afin de mieux comprendre la diversité des organisations corporelles, des coordinations et des stratégies individuelles.
Ces apprentissages n’ont pas remplacé les connaissances scientifiques occidentales.
Au contraire, ils m’ont conduit à observer le corps depuis plusieurs perspectives, à questionner certains modèles et à rechercher les points de convergence comme les divergences.
Concernant la respiration, cela fait maintenant près de dix ans que je me forme auprès d’experts internationaux.
Je lis des publications scientifiques, expérimente des techniques et des protocoles et échange avec des médecins, des chercheurs, des kinésithérapeutes, des entraîneurs, des préparateurs physiques et des praticiens travaillant sur différentes dimensions de la fonction respiratoire.
En parallèle, je participe à des colloques et à des formations spécialisées, en France comme à l’étranger.
Deux années de travail pour écrire un livre
Ce travail a également donné naissance à un ouvrage, La respiration, bien plus qu’une pratique essentielle, vendu à plus de 8 000 exemplaires.
Ce livre représente près de deux années de recherches, de lectures, d’expérimentations, de réflexion et de travail de synthèse.
Écrire un livre ne consiste pas seulement à accumuler des informations.
Cela oblige à organiser une pensée, à vérifier ses affirmations, à relier des connaissances issues de domaines différents et à rendre compréhensible un sujet complexe sans le réduire à quelques slogans.
Un livre ne constitue évidemment pas un diplôme supplémentaire.
Il peut néanmoins témoigner de la profondeur d’un travail, du temps qui lui a été consacré et de la volonté de structurer des connaissances encore dispersées.
Traduire pour mieux comprendre
J’ai aussi traduit plusieurs ouvrages consacrés à la respiration.
Or la traduction est un exercice particulièrement exigeant.
Elle impose d’entrer dans la pensée d’un autre auteur, de comprendre précisément les mécanismes qu’il décrit, de vérifier la terminologie employée et de restituer ses idées sans les simplifier abusivement.
Ce travail m’a donc confronté à d’autres modèles, à d’autres pratiques et à d’autres manières d’interpréter la physiologie respiratoire.
Au fil du temps, il a complété et enrichi mes connaissances, parfois en confirmant mes intuitions, parfois en les remettant en cause.
La congruence entre ce que j’apprends et ce que je pratique
Mon rapport à la connaissance ne s’arrête pas à la lecture ou à la compréhension intellectuelle.
Il repose aussi sur une recherche de congruence.
Autrement dit, ce que j’explore, ce que je découvre, ce que j’apprends et ce que je transmets, j’essaie autant que possible de l’expérimenter moi-même et de le réaliser avec le plus haut niveau d’exigence dont je suis capable.
Je tire probablement de mon passé d’athlète ce besoin de confronter les concepts à la pratique.
Comprendre intellectuellement un exercice ne me suffit pas toujours.
J’ai besoin de le vivre, d’en percevoir les difficultés, d’en explorer les limites et de chercher à améliorer progressivement la qualité de sa réalisation.
Comprendre ce qu’un exercice exige réellement
Lorsqu’un protocole concerne la mobilité respiratoire, le contrôle ventilatoire, l’hypercapnie, l’hypoxie, la force des muscles respiratoires ou l’intégration de la respiration dans l’effort, je veux comprendre ce qu’il exige réellement de la personne qui le pratique.
Je cherche donc à le réaliser du mieux possible, avec le niveau d’attention, de précision et d’engagement le plus élevé que je puisse mobiliser à cet instant.
Une première réussite me satisfait rarement.
Ce besoin de progression peut parfois être inconfortable : il pousse à recommencer, à affiner, à chercher une exécution plus juste, une meilleure compréhension et une perception plus fine.
Il ne s’agit pas pour autant de poursuivre une perfection abstraite.
L’enjeu est plutôt de ne pas confondre la réalisation approximative d’un exercice avec sa maîtrise.
Expérience personnelle et preuve scientifique ne sont pas la même chose
Cette démarche de congruence est importante dans ma manière d’enseigner.
Je ne souhaite pas seulement transmettre ce que j’ai lu.
Mon objectif est de transmettre ce que j’ai étudié, questionné, expérimenté, observé et, lorsque cela est possible, mesuré.
Pour autant, mon expérience personnelle ne constitue évidemment pas une preuve scientifique.
Une réponse individuelle ne permet pas de généraliser un résultat à l’ensemble d’une population.
De la même manière, l’expérimentation personnelle ne remplace ni un protocole contrôlé, ni un groupe témoin, ni une analyse statistique.
Elle permet cependant de confronter la théorie au réel.
Grâce à elle, on peut identifier les contraintes d’un exercice, mieux comprendre certaines sensations, anticiper des difficultés et mesurer l’écart qui peut exister entre une consigne intellectuellement juste et son application concrète.
La congruence consiste précisément à tenir ensemble ces deux exigences : ne pas confondre l’expérience avec la preuve, mais ne pas enseigner non plus une pratique que l’on n’a jamais réellement explorée.
Ainsi, je confronte mes hypothèses, j’expérimente, je mesure, je doute, je corrige.
Puis je recommence.
Plus j’apprends, plus je mesure ce que j’ignore
À mesure que j’approfondis le sujet, je prends davantage conscience de l’étendue de ce que j’ignore.
Sur ce point, mes détracteurs ont donc partiellement raison : je ne sais presque rien.
Pour autant, cette sensation ne traduit pas nécessairement une absence de compétence.
Elle accompagne souvent l’approfondissement réel d’un sujet.
Lorsque nous ne connaissons que quelques principes, il est facile de croire que nous avons compris l’ensemble.
À mesure que les connaissances progressent, les interactions deviennent au contraire plus complexes, les exceptions apparaissent et les certitudes simplistes deviennent plus difficiles à conserver.
La respiration est un système, pas une technique
La physiologie respiratoire ne se résume pas à quelques techniques, à une méthode portant le nom de son créateur ou à une opposition entre respiration lente et respiration rapide.
Elle implique notamment la mécanique ventilatoire, les échanges gazeux, la régulation acido-basique, le contrôle neural et chimique de la ventilation, le système nerveux autonome, la perception de l’effort, le contrôle moteur, le métabolisme, la posture, la mobilité thoracique, le sommeil, le stress et l’entraînement.
À cela s’ajoutent de nombreuses interactions avec les autres grandes fonctions de l’organisme.
Dans ces conditions, prétendre avoir définitivement compris un tel système serait probablement plus préoccupant que de reconnaître les limites de ses connaissances.
Une fonction essentielle longtemps laissée dans l’angle mort
Il y a dix ans, nous étions peu nombreux en France à nous intéresser à la respiration autrement que sous l’angle de la relaxation, de la méditation ou de la pathologie respiratoire.
La possibilité d’observer, d’évaluer et d’entraîner cette fonction restait largement sous-estimée.
La respiration était souvent considérée comme automatique, acquise et peu modifiable dès lors qu’aucune pathologie manifeste n’était diagnostiquée.
Pourtant, une fonction peut être automatique sans être nécessairement optimale.
Elle peut s’adapter, se désorganiser, se spécialiser ou devenir moins efficiente en fonction de l’histoire d’une personne, de ses contraintes, de son état émotionnel, de sa pratique sportive, de ses blessures ou de ses habitudes.
Plus d’intérêt… mais aussi plus de confusion
Aujourd’hui, les réseaux sociaux se sont largement emparés du sujet.
C’est une bonne chose, car la respiration mérite d’être mieux comprise.
Cependant, cette popularité crée également beaucoup de confusion, d’approximations, de raccourcis et de promesses excessives.
Elle favorise parfois l’émergence de recettes universelles, alors que la fonction respiratoire est profondément contextuelle et individuelle.
C’est précisément pour cela que nous avons besoin de davantage de méthode, de mesure, de prudence et de dialogue entre les disciplines.
Les diplômes et l’expérience ne doivent pas être opposés
Être médecin ne rend pas automatiquement expert de toutes les dimensions de la respiration.
À l’inverse, ne pas être médecin ne permet évidemment pas de pratiquer la médecine.
Ces deux affirmations peuvent parfaitement coexister.
Les diplômes sont importants.
Ils attestent d’un parcours académique, d’évaluations réussies et, pour certaines professions, d’une autorisation légale d’exercer.
À ce titre, ils ne devraient ni être dévalorisés ni être considérés comme secondaires.
Cependant, ils ne constituent pas non plus l’unique critère permettant d’évaluer une personne.
La compétence se construit dans la durée
La compétence peut également se construire par l’étude, l’expérience professionnelle, la formation continue, l’expérimentation, la confrontation au terrain, la production de résultats, la collaboration avec d’autres disciplines et la capacité à reconnaître ses limites.
L’expérience seule ne suffit pas.
La passion, elle non plus, ne suffit pas.
Quelques études lues isolément ne suffisent pas davantage.
De même, l’accumulation de formations n’est pas, à elle seule, une garantie.
Enfin, un diplôme isolé ne suffit pas toujours à établir une expertise complète sur un sujet particulier.
La légitimité se construit donc dans la cohérence entre un parcours, une méthode, une pratique, une éthique, des résultats observables et un périmètre d’intervention clairement défini.
Elle se construit aussi dans la durée : dans les heures de travail invisibles, les erreurs que l’on accepte de reconnaître, les pratiques que l’on abandonne parce qu’elles résistent mal à l’analyse et les connaissances que l’on actualise.
Elle se mesure enfin à la capacité de dire : « Je ne sais pas » ou « Cela dépasse mon champ de compétence. »
Les questions que nous devrions réellement poser
La véritable question n’est donc pas seulement :
« Quel est votre diplôme ? »
Elle devrait aussi être :
« Que faites-vous précisément ? »
« Quelles sont vos méthodes ? »
« Sur quelles connaissances vous appuyez-vous ? »
« Comment mesurez-vous ce que vous avancez ? »
« Quelle est la reproductibilité de vos observations ? »
« Quelles sont les limites de votre intervention ? »
« Quand réorientez-vous vers un professionnel de santé ? »
« Acceptez-vous que vos hypothèses soient discutées ? »
« Comment faites-vous évoluer vos pratiques lorsque les données contredisent vos convictions ? »
« Existe-t-il une cohérence entre ce que vous enseignez, ce que vous pratiquez et ce que vous affirmez ? »
Ces questions me semblent plus exigeantes et, surtout, plus utiles qu’un simple inventaire de titres.
Juger un travail avant de juger un intitulé
Je comprends que l’on puisse s’interroger sur mon parcours, mes compétences ou mon approche.
Cette vigilance est saine.
Elle est même nécessaire dans un domaine où les affirmations spectaculaires et les promesses insuffisamment étayées sont nombreuses.
Cependant, plutôt que de conclure après avoir consulté quelques lignes sur LinkedIn, il est aussi possible de lire mon travail, d’examiner les protocoles que nous utilisons, de questionner nos interprétations, de venir se former ou simplement de me contacter directement.
Je ne demande pas que l’on me croie sur parole.
Je ne demande pas davantage que l’on considère mon expérience comme équivalente à un diplôme de médecine ou de kinésithérapie.
Je demande simplement que mon travail soit jugé pour ce qu’il est réellement.
La curiosité, l’expérience et des années de travail ne remplacent pas un diplôme médical.
Mais, inversement, un diplôme médical n’est pas la seule voie permettant d’étudier sérieusement la physiologie, de comprendre des travaux scientifiques ou de contribuer à remettre en lumière une fonction essentielle et longtemps négligée.
Le cadre d’airfO₂rce Lab
C’est dans cet esprit qu’a été conçu airfO₂rce Lab.
Le Lab n’est pas un cabinet médical et n’a pas pour objet de diagnostiquer ou de traiter des pathologies.
Il s’agit d’un espace consacré à l’observation, à l’évaluation, à l’éducation et à l’entraînement de la fonction respiratoire, notamment dans les domaines de la prévention, du bien-être et de la performance.
Nous cherchons à objectiver ce qui peut l’être, à croiser les mesures avec les observations de terrain et à replacer les résultats dans le contexte global de la personne.
Pour autant, nous ne prétendons pas qu’un chiffre résume un individu, ni que tous les paramètres respiratoires doivent être corrigés ou normalisés.
Notre priorité consiste à comprendre avant d’intervenir.
Observer avant d’entraîner
Notre démarche repose sur une séquence simple :
Observer → Comprendre → Prioriser → Entraîner → Intégrer → Réévaluer.
Lorsque l’entraînement relève de notre champ de compétence, nous proposons un accompagnement adapté.
En revanche, lorsque les observations suggèrent qu’une exploration médicale ou paramédicale est nécessaire, nous réorientons.
Ce cadre ne diminue pas notre travail.
Au contraire, il le rend plus rigoureux, plus lisible et plus responsable.
La science appartient à ceux qui en respectent les exigences
La science n’est la propriété de personne.
Elle ne se résume ni à un titre, ni à une fonction, ni à une accumulation de connaissances.
Elle est avant tout une manière de chercher, de questionner, de mesurer, de douter et de progresser.
Pour cela, elle exige de la curiosité, de la méthode, du travail et de l’humilité.
Elle suppose également de connaître les limites de ce que l’on sait et de ce que l’on est autorisé à faire.
Finalement, elle appartient à celles et ceux qui acceptent d’en respecter les exigences.
Découvrir le travail d’airfO₂rce Lab :
airfo2rce-lab.com



